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POLYARTHRITE RHUMATOÏDE

La polyarthrite rhumatoïde (PR) est une maladie immunitaire évolutive qui provoque une inflammation chronique des articulations. Elle touche généralement les plus petites articulations du corps, comme celles des doigts, des pouces, des poignets, des pieds et des chevilles. La nature systémique de l’affection fait toutefois en sorte qu’elle peut affecter le corps tout entier, y compris les organes internes et le système vasculaire. 

La PR fait partie d’un groupe de maladies dites auto-immunes, appelées ainsi parce que le corps attaque par erreur son propre système immunitaire. Dans la PR, les processus inflammatoires ciblent la synoviale, le tissu qui entoure chacune des articulations. Cette inflammation entraîne une tuméfaction et des lésions au cartilage et aux os des articulations synoviales.

Qui est touché?

Plus de 4,6 millions d’adultes canadiens (un Canadien de 15 ans et plus sur six) rapportent souffrir d’arthrite. On prévoit que ce nombre passera à environ 7,5 millions (un Canadien adulte sur cinq) d’ici 2036.

La prévalence de la PR est plus élevée dans les pays développés, de même que chez les femmes.

Bien que la PR puisse toucher des personnes de tous les âges, elle se manifeste habituellement entre 30 et 50 ans.

Quelles sont les causes de la polyarthrite rhumatoïde?

Les médecins ne sont toujours pas en mesure de préciser les causes exactes de la PR. On croit que des facteurs génétiques, environnementaux et hormonaux auraient un rôle à jouer dans le processus.

Les individus possédant certains marqueurs génétiques précis présentent un risque accru de développement d’une PR, mais le fait de posséder un gène prédisposant à la PR ne mène pas toujours au développement de la maladie. 

De nombreux scientifiques estiment qu’il existe des facteurs environnementaux pouvant déclencher le développement de la PR chez les individus à risque. On croit que ces déclencheurs, qui amènent le système immunitaire à attaquer la synoviale saine, sont de nature bactérienne ou virale.

Les femmes sont deux à trois fois plus susceptibles de souffrir de polyarthrite rhumatoïde que ne le sont les hommes. Celles qui en sont atteintes connaissent habituellement une période de rémission lorsqu’elles tombent enceintes. Les femmes sont plus à risque de souffrir de PR durant l’année suivant une grossesse, et les symptômes peuvent s’aggraver une fois l’enfant né. Ces données laissent croire aux chercheurs que le sexe pourrait jouer un rôle dans le développement et la progression de la PR. Plusieurs d’entre eux cherchent donc à comprendre l’effet des hormones femelles sur ce développement. Les réponses à ces questions demeurent, pour le moment, limitées.

Symptômes et affections associées

Les symptômes de la PR peuvent être intermittents, et leur gravité peut varier d’un patient à l’autre. Les principaux symptômes de la PR sont les suivants :

  • Raideur des articulations
  • Douleur des articulations
  • Tuméfaction des articulations
  • Rougeur et chaleur autour des articulations
  • Réduction de la mobilité
  • Apparition de nodules ou de bosses sous la peau
  • Déformation des articulations.

Les patients présentent souvent des symptômes symétriques, un symptôme ressenti d’un côté du corps étant également présent dans la même articulation de l’autre côté.

Ces symptômes mènent fréquemment à des lésions permanentes des articulations et des os. À mesure que ces lésions se développent, les mouvements deviennent plus limités et les tâches les plus simples de la vie quotidienne, comme se peigner, tourner une poignée de porte ou marcher, s’avèrent plus difficiles.

Les patients atteints de PR présentent également un risque plus élevé de souffrir d’autres affections, en particulier une maladie cardiaque et un accident vasculaire cérébral. Les raisons expliquant cette situation demeurent inconnues, mais le manque d’activité physique et l’immobilité constituent des facteurs de risque de développement de plusieurs de ces autres affections.

Comment la PR est-elle diagnostiquée?

Il est souvent difficile de poser un diagnostic de PR, puisque les symptômes initiaux de la maladie peuvent être subtils et survenir graduellement. De plus, le stade précoce de la PR partage de nombreux symptômes avec d’autres maladies musculosquelettiques. Les médecins ont recours à l’étude des antécédents médicaux, à des examens physiques et à des tests en laboratoire, y compris des analyses sanguines et des rayons X/techniques d’imagerie, pour établir un diagnostic de PR. 

Un diagnostic précoce est primordial, puisque les lésions aux articulations surviennent au cours des deux premières années suivant le développement de la PR. Il n’existe actuellement aucun traitement pour la PR. Les objectifs thérapeutiques portent donc principalement sur la prise en charge de la maladie. 

Veuillez visiter le site Web de la Société de l’arthrite du Canada pour de plus amples renseignements sur la polyarthrite rhumatoïde.